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Open Innovation : le TGV Lab de la SNCF organise un concours sur le design de scénario de ventes Multitouch en partenariat avec Microsoft et 01Net

Posté par Jérôme SERRE le 29 septembre, 2009

Concours Multitouch SNCF

Concours Multitouch SNCF

La SNCF lance le concours MultiTouch « Imaginons les points de vente SNCF de demain » en partenariat avec Microsoft et 01Net. La SNCF propose aux ergonomes et concepteurs d’interface d’imaginer une nouvelle façon de vendre des billets de train, en utilisant la technologie émergente MultiTouch.

Ce concours ouvert à tous (indépendants, start-up, Webagency…) contribuera à faire évoluer la relation client à la SNCF, en s’appuyant sur des interfaces Multitouch : Microsoft Surface™ et Windows 7™. Les propositions faites par les candidats sélectionnés seront à la fois testés et évalués par les clients et par un jury SNCF.


Dans une stratégie globale d’évolution de ses points de vente, la SNCF s’attache à identifier ce qui a de la valeur pour ses clients et à veiller à ce que ses innovations leur apportent un plus en terme d’accueil et de service. Tout ce qui peut enrichir le temps du client, avant, pendant ou après le voyage, mérite d’être étudié et la technologie MultiTouch, qui est amenée à se généraliser, offre des possibilités d’application infinies, qui restent à inventer.

La SNCF est leader en France du e-commerce et utilise le tactile depuis 1989 sur les bornes libre service. Innover pour simplifier la chaîne du voyage est une priorité pour la SNCF, qui a toujours cherché à comprendre comment évoluaient les comportements d’achat et de voyage. A l’heure de l’ouverture à la concurrence, il est primordial de continuer à appréhender les technologies émergentes telles que le MultiTouch et d’être prêt à répondre à une demande qui change très rapidement.

Microsoft propose aux travers de Microsoft Surface™ et Windows 7™ deux environnements technologiques à fort potentiel, grâce à la particularité MultiTouch, associée à la faculté de reconnaître des objets posés sur la table (carte à puce, téléphone…). A travers ce concours, ce sont ergonomes et concepteurs d’interface qui imagineront, avec l’entreprise, le dialogue commercial de demain.

L’entreprise souhaitant poser sa candidature doit remplir le formulaire avant le 12 octobre 2009 en cliquant sur ce lien : http://www.01net.com/operations/sncf

Ce concours s’inscrit dans la démarche de co-construction que mène la SNCF depuis un an au travers du programme TGV Lab.

ExploLab accompagne le programme TGV Lab de la SNCF depuis son lancement.
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Projets TGVlab, ou comment un grand compte peut innover avec des start-ups et des PME

Posté par Jérôme SERRE le 3 novembre, 2008

0810 - bandeau TGVlab Projets 600 

Voyageurs France Europe (VFE), la branche grandes lignes de la SNCF (TGV, Corail Intercités, Voyages-Sncf.com…) propose depuis peu d’accompagner et de faciliter le développement de start-ups et de PME innovantes dont l’activité permettra de créer un avantage concurrentiel pour VFE.

TGVlab est une entité lancée par VFE avec l’aide d’ExploLab depuis septembre 2008, qui a pour objet de tester sur le marché des services et des offres et des concepts innovants, à fort potentiel commercial ou d’image, mais qui présentent des risques élevés. Le TGVlab fait des expérimentations sur le marché, soit avec des équipes internes, soit avec des sociétés en création ou des PME.

L’objectif visé par VFE en ouvrant les expérimentations aux start-ups et aux PME est de permettre à des PME de grandir avec VFE, ce qui est très difficile autrement, de part les process de sélection traditionnels de fournisseurs.  btn_deposez_votre_projet

Les projets mis en œuvre par des start-ups et des PME font l’objet d’appels à projets, qui correspondent à des axes de développement retenus par VFE.

TGVlab-projetsAu travers ce ces appels à projets, VFE ouvre l’accès à sont marché aux entreprises sélectionnées le temps d’expérimenter leur service ou leur offre. VFE co-finance le coût de l’expérimentation (entre 50 et 150 K€), et apporte aux projets un accompagnement technique et marché. Par ailleurs, les projets peuvent être physiquement hébergés pendant la durée de l’expérimentation (typiquement de 4 à 8 mois) au TGVlab, qui est situé à Nanterre (92).

Un premier appel à projet est ouvert, concernant le tri sélectif en gares. Il est possible de déposer sa candidature jusqu’au 15 décembre 2008 en remplissant un dossier de candidature : http://www.tgvlab.com/projets/ajouter-projet.

D’autres appels à projets seront publiés dans les mois à venir.

Au travers de cette démarche originale, VFE teste un nouveau modèle de collaboration entre (très) grand compte et PME, permettant d’apporter d’un côté l’accès au marché et au financement, et de l’autre énergie, créativité et esprit d’entreprendre.

A suivre…

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Comment piloter l’innovation dans un environnement incertain ?

Posté par Jérôme SERRE le 21 octobre, 2008

Reproduction de l’article paru dans la Revue des Mines n°435, septembre-octobre 2008

Dossier Diriger en période troublée et trouver les conseils pertinents

Les processus de votre entreprise sont industrialisés, certifiés, sous contrôle. Tout devrait aller pour le mieux, non ? Malheureusement, les marchés changent, l’avenir est toujours plus incertain, et innover n’est pas une option mais une obligation.

Or l’innovation, avec le risque et l’incertitude qui y sont associés, rentre mal dans les grilles du contrôle de gestion, dans les indicateurs de succès des managers, dans les objectifs opérationnels et financiers à court terme. Et plus le contexte est tendu, concurrentiel, incertain, plus il est difficile à l’organisation d’accepter ces prises de risques… au risque de sortir du jeu faute d’avoir su s’adapter à temps.

Conséquence, les projets innovants, lorsqu’ils sont lancés, déclenchent souvent une approche peu rationnelle :

- D’un côté, comme les sujets innovants sont généralement considérés comme stratégiques et disposent d’une forte visibilité, ils attirent bien des convoitises, ce qui fait que tout le monde veut « en être », ce qui amène des erreurs de casting critiques ;

- D’un autre côté, comme le sujet ne fait pas partie des savoir-faire de l’entreprise, on voit souvent s’accumuler aux erreurs de casting des erreurs de moyens : on pense sécuriser en mettant des moyens importants sur la table et en faisant massivement recours à des consultants extérieurs.

Dans cette configuration, tous les ingrédients sont réunis pour que le projet soit lourd à piloter et difficile à reconfigurer ou à débrancher en cas d’échec. De plus, la vision initiale aura une tendance naturelle à se diluer et perdre son objet.

Et pourtant, intraprendre* une innovation devrait être source de plaisir comme tout acte de création, et apporter un espace de réalisation et de liberté aux managers et aux collaborateurs.

Aborder un usage inconnu ou un modèle économique incertain avec le même cadre et la même posture que lorsqu’on fait une évolution incrémentale n’est pas efficace. Plus un sujet est innovant (et donc risqué), plus il faut être agile et avare de moyens dans l’exécution, de manière à optimiser la courbe d’expérience, rendre l’échec acceptable et permettre une industrialisation rapide.

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S’il n’existe pas de recette magique pour innover, il existe des bonnes pratiques avérées, qui sont autant de conditions nécessaires pour un pilotage efficace de l’innovation.

Ces pratiques relèvent de deux logiques complémentaires : d’une part donner un cadre à l’innovation et d’autre part mobiliser les bonnes ressources.

1- Donner un cadre à l’innovation

On oppose souvent deux approches : une approche organisationnelle, avec une Direction de l’innovation, et une approche « business » selon laquelle l’innovation ne peut être menée que par les lignes métiers. En fait, la vraie question n’est pas là, chacun de ses schémas ayant ses limites.

Le plus important est de s’assurer que les projets innovants sont identifiés et traités en tant que tels : pilotage par les coûts, approche expérimentale, droit à l’échec, droit à tous les raccourcis en dehors des normes de l’entreprise.

2- Mobiliser les bonnes ressources

L’équipe projet

L’équipe projet doit notamment être réduite au strict minimum (« no more than can be fed with two pizzas » selon Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon), être sous la responsabilité d’un intrapreneur*, pouvoir interagir avec le sponsor en moins de 24 heures et disposer d’un mandat large sur la réalisation.

Par ailleurs, l’entreprise doit pouvoir s’appuyer sur des expertises internes et externes, collectives et individuelles.

Intelligence collective

Un bonne pratique consiste à constituer et animer des communautés de collaborateurs et de clients autour de la génération et du challenge d’idées et de projets afin de préparer le terrain, de s’ouvrir à des opportunités et de faire émerger les acteurs du changement et leaders d’opinion.

Et les consultants ?

Le changement est plus rapide et pérenne s’il est porté par des ressources internes plutôt que par un bataillon de consultants. C’est pourquoi il est souvent plus efficace de faire appel à des consultants ayant un profil expert et/ou entrepreneur, de cabinets de taille petite à moyenne, pour qui la ressource rare est le temps, et qui n’auront donc de cesse de faire travailler efficacement vos équipes plutôt que de placer et former leurs juniors sur vos sujets innovants.

Quelques cas concrets

L’accélération des cycles de marchés et l’ouverture généralisée à la concurrence rend encore plus incertain l’avenir. Dans ces conditions, l’entreprise doit être non seulement innovante, mais aussi agile, réactive, audacieuse. Plus facile à écrire qu’à mettre en œuvre quand on est un groupe de plusieurs dizaines de milliers de personnes !

Nous donnerons 3 exemples d’intervention, dans les domaines des cosmétiques, de l’ingénierie et des services financiers.

1- Cosmétiques

En termes de résultats, des changements simples et de bon sens, comme par exemple de mesurer le Time to Market et de communiquer de manière transparente sur l’avancement des projets peuvent permettre d’atteindre des résultats spectaculaires.

Sur la base de ces actions, le délai de lancement des nouveaux produits a ainsi été diminué de 30% dans une division du n°1 des cosmétiques.

2- Ingénierie

Pour cette société cotée, l’enjeu était triple : apporter une approche et des solutions innovantes à ses clients, contribuer à la performance et créer un mythe à la Google Time de manière à motiver ses collaborateurs et à attirer les meilleurs profils.

Pour atteindre cet objectif, cette entreprise déploie actuellement une stratégie en 6 axes, dont nous citerons deux :

- un système original de recueil collaboratif d’idées (« crowdsourcing »), basé sur une boite à idées collaborative, où les collaborateurs peuvent publier une idée, la commenter et la noter, les meilleures idées étant ensuite développées et commercialisées ;

- un système de mise en réseau des experts de l’entreprise, qui sont des ressources rares à très forte valeur ajoutée, ouvert aux meilleurs clients. Ce système génère de nombreux contacts qualifiés, fidélise les clients et positionne l’entreprise en amont de la genèse des projets de ses clients.

3- Services financiers

En termes de stratégie d’innovation, nous finirons par les résultats du laboratoire d’expérimentation des nouveaux usages d’un des grands acteurs des services financiers en France : sur 30 projets lancés en 6 ans, 1/3 ont donné lieu à industrialisation, 1/3 ont été pérennisés et 1/3 ont été abandonnés. Le principal bénéfice pour l’entreprise ayant été de monter rapidement en expertise sur des domaines nouveaux tout en maitrisant totalement son exposition financière.

Il suffit de l’engagement de quelques personnes pour changer une entreprise. Plus le monde deviendra incertain, et plus les entreprises auront besoin d’identifier et de s’appuyer sur leurs intrapreneurs pour innover et changer.

Notes :

*Intraprendre (dér. Intrapreneur) : néologisme, entreprendre un projet, un changement à l’intérieur de l’entreprise (quasiment) comme on le ferait à l’extérieur en mode entrepreneur, c’est-à-dire en privilégiant la rapidité sur la perfection, en étant avare de ressources et en prenant des risques…

 

A propos de l’auteur :

ID-JS Jérôme Serre (Mines 1988) a été responsable de l’industrialisation des nouveaux produits chez L’Oréal. Il a ensuite rejoint CNP Assurances pour le lancement du CNP Lab, identifié par le cabinet Forrester Research comme un des dispositifs innovation les plus performants en France.

Jérôme est co-fondateur d’ExploLab, société de conseil constituée par des entrepreneurs seniors. ExploLab accompagne ses clients dans la définition et la mise en œuvre de leurs stratégies d’innovation et de réactivité.

Jérôme enseigne le pilotage de projet innovant et la création d’entreprise en Mastère à la Sorbonne.

http://www.linkedin.com/in/jeromeserre

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