Le blog ExploLab

Des idées, concepts et solutions pour vous aider à entreprendre vos idées…

Archive de la catégorie «ExploLab»

SNCF Voyages expérimente TGV Family, une offre TGV pour les familles

Posté par Jérôme SERRE le 15 mai, 2009

TGV-Family(Disney) 4400 places réservées aux familles : du 4 juillet au 1er août, tous les samedis, 10 rames TGV seront ouvertes uniquement aux familles, sur les liaisons Paris-Marseille et Paris-Montpellier. Tout au long du voyage, des ateliers animés par Disneyland Paris et d’autres partenaires seront proposés pour divertir les jeunes passagers et leur famille.

TGV Family est la proposition de SNCF Voyages pour répondre au besoin des familles de bénéficier d’animations et de services conçus pour elles ainsi que de continuer à voyager en période de crise. Cette demande forte des clients transparaît au travers des enquêtes de satisfaction clients et celles issues de la communauté Familles de TGV Lab.

TGV Family participe pleinement à la politique d’innovation de SNCF Voyages qui est au plus près de la demande des clients. Testée durant l’été, cette offre pourrait être étendue par la suite.

TGV Family est une expérimentation réalisée par le Marketing TGV avec le TGV Lab. 

 ExploLab accompagne SNCF Voyages depuis la conception du programme d’innovation et de réactivité TGV Lab.

TGVlab_A4 - simple           Logo_ExploLab_web                      

Cette expérimentation, qui touche de près à l’expérience même du voyage des voyageurs (grands et petits) a été très commentée dans les medias, extraits :

lg_libe  http://www.liberation.fr/societe/0101566220-sncf-les-familles-priees-de-faire-wagon-a-part
logotf1 http://videos.tf1.fr/jt-20h/la-sncf-lance-des-tgv-reserves-aux-familles-4405405.html  
europe1 http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Economie-et-Societe/Entreprises/SNCF-des-trains-Disney-reserves-aux-familles/(gid)/221249

 

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Tri sélectif et développement durable : quand l’innovation permet de changer les modèles traditionnels

Posté par Jérôme SERRE le 8 avril, 2009

developpement_durable Le concept du développement durable est aujourd’hui largement partagé, il s’agit d’un positionnement viable, vivable et équitable, à la confluence des 3 dimensions écologique, économique et sociale.

On voit se multiplier en entreprise les initiatives visant à pratiquer le tri sélectif et à le faire pratiquer par leurs clients lorsqu’il s’agit d’entreprises B2C. Mais très souvent, ces initiatives ne sont pas pérennes (“viables”), car elles coûtent de l’argent. En effet, les filières de tri sont coûteuses. Le risque est donc que ces initiatives, louables en soi, soient abandonnées dés que les temps deviennent difficiles. Il est probable que la crise actuelle mette en évidence ce problème de pérennité des solutions actuelles de tri sélectif dans de nombreuses entreprises.

Comment, dans ces conditions, faire du tri sélectif viable, voire durable ?

ExploLab accompagne actuellement le TGV Lab de la SNCF sur une expérimentation sur le thème du tri sélectif en gares.

La question posée est de savoir s’il est possible d’inciter les voyageurs et personnes transitant dans les gares à pratiquer le tri sélectif… sans que cela coûte de l’argent.

ckfd-logo La solution mise en oeuvre passe par le déploiement d’écopacteurs produits par la startup CKFD. Ces écopacteurs sont des dispositifs ne nécessitant pas d’énergie, donc sans contraintes de déploiement, permettant aux personnes de compacter des cannettes en aluminium.

Chaque année, 3,5 milliard de cannettes sont consommées en France, ce qui donne une mesure de l’enjeu ! D’autant plus que l’aluminium se recycle particulièrement bien (extrait de l’article Wikipedia sur l’aluminium) :

ecopacteur•  L’aluminium a une excellente recyclabilité. Pour recycler l’aluminium, on le fait simplement fondre. En plus des bénéfices environnementaux, le recyclage de l’aluminium est beaucoup moins coûteux que l’extraction à partir du minerai de bauxite.

•  Il nécessite 95 % d’énergie en moins et une tonne d’aluminium recyclé permet d’économiser quatre tonnes de bauxite. En sautant l’étape de l’électrolyse, qui réclame beaucoup d’énergie, on évite les rejets polluants qui lui sont associés. L’aluminium est quasi recyclable à l’infini sans perdre ses qualités, à condition de ne pas fondre dans un même bain des alliages de composition différente.

•  Le recyclage de l’aluminium est pratiqué depuis les années 1900 et ne cesse de progresser : dans la consommation d’aluminium en Europe, la part d’origine recyclage est passée de 50 % en 1980 à plus de 70 % en 2000.

•  Il existe différentes filières industrielles de récupération de l’aluminium. En France, l’aluminium ménager est récupéré avec les emballages dans le cadre du tri sélectif. Dans les centres de tri, l’aluminium est trié manuellement ou plus couramment grâce à des machines de tri par courants de Foucault. Il est ensuite broyé avant d’être refondu par des affineurs d’aluminium pour redonner du métal utilisable, appelé aluminium de seconde fusion.

•  L’aluminium de seconde fusion est utilisé essentiellement pour la fabrication de pièces de fonderie pour l’automobile (blocs moteur, culasses, pistons, etc.)

Malgré cela, implémenter et opérer un système de collecte de cannettes reste coûteux et non “viable”.

L’astuce utilisée par CKFD consiste à utiliser la grande surface disponible pour la valoriser en en faisant un support de publicité. A partir de là, le système pourrait devenir viable, c’est-à-dire à la fois écologique et rentable. L’enjeu de l’expérimentation, qui donnera ses résultats fin 2009, est de mesurer de manière objective les dimensions écologiques et économiques de cette approche : quel usage par les clients ? quelle contribution écologique ? quel bilan économique ?

Mais ce projet ne se réduit pas aux seuls axes écologiques et économiques. La dimension sociétale est en effet également présente, puisque ce système créée des emplois dédiés à la collecte des canettes, à l’entretien des écopacteurs et à l’affichage des publicités. Il est d’ailleurs possible d’augmenter la dimension sociétale en recrutant une partie des personnels mobilisés parmi des populations “fragilisées” ou en voie de réinsertion, qui rencontrent des difficultés à trouver du travail.

En conclusion, en cas de déploiement des écopacteurs CKFD à plus grande échelle à la SNCF, le tri sélectif pratiqué sur les cannettes serait à la fois écologique, économique et social, et donc durable.

Une autre innovation de cette expérimentation est qu’elle est le résultat du premier appel à projets du TGV Lab, qui permet d’incuber, sur le marché de la SNCF, des solutions innovantes portées par des startups et des PME. A ce titre, l’approche de la SNCF est exemplaire (et socialement responsable), puisqu’il s’agit d’une démarche positive de la part d’une grande entreprise pour rendre possible le lancement de projets avec des entreprises de petite taille (CKFD ne compte que 2 salariés). C’est une approche qui n’est pas naturelle quand on est une entreprise de plusieurs dizaines de milliers de collaborateurs, habituée à travailler avec d’autres grands comptes, mais qui contribue à faire émerger en France des PME innovantes et créatrices de valeur, et qui peut donner des idées à d’autres grandes entreprises.

Témoignage de Michel MARTI, responsable propreté et environnement à SNCF Gares et Connexions (pour l’ensemble des grandes gares de la SNCF) et responsable du projet côté SNCF : « Je tiens à féliciter ExploLab pour avoir amené à la SNCF un modèle qui permet à « David » de travailler avec « Goliath » ! Le projet d’appel à projets puis de déploiement des écopacteurs s’est déroulé dans d’excellentes conditions de collaboration, de réactivité et de partenariat entre les 3 parties ExploLab, CKFD et SNCF. Je me réjouis que ce projet démontre que le monopole des grandes idées n’existe pas, et qu’il permette aux TPE et PME, témoignant d’un fort potentiel d’innovation, d’être accompagnées et aidées, dans leur développement,  par de grandes entreprises.  »

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Convaincu de la richesse de l’approche appel à projets, qui permet à des grands comptes de s’appuyer sur le dynamisme et la créativité de startups et de PME et qui permet à des PME innovantes de tester leurs idées sur le marché, ExploLab propose aux grandes entreprises d’innover avec des PME au travers du programme d’appels à projets Lab PME.


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ExploLab Factory sur 01Net et BFM

Posté par Jérôme SERRE le 7 avril, 2009

01netproBertrand BRAUX, journaliste à 01Net et BFM spécialisé dans les startups NTIC nous a interviewés et a fait une présentation d’ExploLab Factory sur BFM.

ExploLab Factory est un nouveau type d’incubateur privé, qui permet de lancer son business sans créer d’entreprise. ExploLab Factory est le moyen le plus simple pour entreprendre ses idées.

>> Voir l’interview 01Net TV

Ecouter la présentation d’ExploLab Factory faite par Bertrand BRAUX pendant l’émission l’Atelier numérique N°277 du dimanche 29 Mars 2009 sur BFM.

Lateliernumerique         Ecouter        BFM

>> Ecouter la présentation
Pour en savoir plus sur l’incubateur ExploLab Factory : http://explolab.com/index.php?lg=fr_FR&type=texte-embed;0;0;1;0;0;1224618927

 

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Lancer son business sans créer d’entreprise : c’est possible avec ExploLab Factory !

Posté par Jérôme SERRE le 4 novembre, 2008

ExploLab Factory est un nouveau type d’incubateur. L’objectif d’ExploLab Factory est d’être le moyen le plus simple d’entreprendre ses idées.

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Avec ExploLab Factory, pas besoin de créer d’entreprise ni de changer de statut pour lancer son business. Que l’on soit salarié, étudiant, retraité ou chômeur, tout ce qu’il faut, c’est la volonté et la capacité de réaliser votre projet… et nous convaincre que votre projet a du potentiel ! ExploLab Factory apporte financement (jusqu’à 10.000 euros), accompagnement stratégique, marketing, technique et commercial, et fournit le montage permettant de commencer à gagner de l’argent de manière la plus simple possible.

ExploLab Factory est lancé et financé par ExploLab, société de conseil en stratégie et innovation.

Les fondateurs d’ExploLab partagent les convictions suivantes :

  • D’une part, le marché regorge d’opportunités de services permettant de mieux servir les particuliers et les entreprises ;
  • D’autre part, nous avons en France quantité de gens talentueux et pleins d’énergie, qui sont à même d’entreprendre ces services, mais qui ne franchissent pas le pas.

ExploLab a créé ExploLab Factory pour démontrer qu’il est possible de rendre simple et de maitriser le risque liés à l’acte d’entreprendre.

En quoi ExploLab Factory est-il différent des autres incubateurs ou dispositifs d’aide à la création d’entreprise ?

ExploLab Factory est un incubateur privé.

A la différence des incubateurs publics, les processus de décision (et d’allocation de fonds) sont très rapides. Pas besoin de rédiger un business plan précis (et totalement faux), il suffit de renseigner un formulaire… et de nous convaincre.

A la différence des autres incubateurs privés, le business modèle d’ExploLab ne repose pas que sur le succès de l’ExploLab Factory, ce qui nous permet :

  1. de financer des projets qui n’ont pas forcément des ambitions de 100 M€ de CA en 3 ans…
  2. de ne pas être obsédés par l’horizon de sortie des projets

Mais les différences ne s’arrêtent pas là.

La principale originalité d’ExploLab Factory, qui en fait un objet unique dans le paysage de la création d’entreprise, repose sur les 2 points suivants :

  1. ExploLab Factory n’exige pas des porteurs de projet qu’ils se consacrent exclusivement à leur projet, ils peuvent porter leur projet tout en restant salariés ou étudiants
  2. ExploLab Factory héberge les projets le plus longtemps possible (tant qu’ils atteignent leurs objectifs), de sorte à ne créer une entreprise que lorsque cela a un sens économique, ce qui simplifie énormément le travail des porteurs de projet en leur permettant de se concentrer à 100% sur le développement de leur idée : pas de comptabilité, pas de juridique, facturation et frais ultra-simplifiés…

Chaque année, ExploLab mobilise 20% de son chiffre d’affaire pour financer des projets hébergés par l’ExploLab Factory. Par ailleurs, les associés d’ExploLab investissent du temps dans la sélection des meilleurs projets et dans le suivi actif des projets hébergés.

Toutes les questions sur le fonctionnement de cet incubateur d’un genre nouveau trouvent leur réponse ici : ExploLab Factory : questions fréquentes.

Vous rêvez de lancer voter business ? Qu’attendez-vous pour déposer votre projet ?

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Projets TGVlab, ou comment un grand compte peut innover avec des start-ups et des PME

Posté par Jérôme SERRE le 3 novembre, 2008

0810 - bandeau TGVlab Projets 600 

Voyageurs France Europe (VFE), la branche grandes lignes de la SNCF (TGV, Corail Intercités, Voyages-Sncf.com…) propose depuis peu d’accompagner et de faciliter le développement de start-ups et de PME innovantes dont l’activité permettra de créer un avantage concurrentiel pour VFE.

TGVlab est une entité lancée par VFE avec l’aide d’ExploLab depuis septembre 2008, qui a pour objet de tester sur le marché des services et des offres et des concepts innovants, à fort potentiel commercial ou d’image, mais qui présentent des risques élevés. Le TGVlab fait des expérimentations sur le marché, soit avec des équipes internes, soit avec des sociétés en création ou des PME.

L’objectif visé par VFE en ouvrant les expérimentations aux start-ups et aux PME est de permettre à des PME de grandir avec VFE, ce qui est très difficile autrement, de part les process de sélection traditionnels de fournisseurs.  btn_deposez_votre_projet

Les projets mis en œuvre par des start-ups et des PME font l’objet d’appels à projets, qui correspondent à des axes de développement retenus par VFE.

TGVlab-projetsAu travers ce ces appels à projets, VFE ouvre l’accès à sont marché aux entreprises sélectionnées le temps d’expérimenter leur service ou leur offre. VFE co-finance le coût de l’expérimentation (entre 50 et 150 K€), et apporte aux projets un accompagnement technique et marché. Par ailleurs, les projets peuvent être physiquement hébergés pendant la durée de l’expérimentation (typiquement de 4 à 8 mois) au TGVlab, qui est situé à Nanterre (92).

Un premier appel à projet est ouvert, concernant le tri sélectif en gares. Il est possible de déposer sa candidature jusqu’au 15 décembre 2008 en remplissant un dossier de candidature : http://www.tgvlab.com/projets/ajouter-projet.

D’autres appels à projets seront publiés dans les mois à venir.

Au travers de cette démarche originale, VFE teste un nouveau modèle de collaboration entre (très) grand compte et PME, permettant d’apporter d’un côté l’accès au marché et au financement, et de l’autre énergie, créativité et esprit d’entreprendre.

A suivre…

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La SNCF co-construit avec ses clients le TGV de demain avec TGVlab.com

Posté par Jérôme SERRE le 3 novembre, 2008

TGVlab La SNCF vient de lancer avec l’aide  d’ExploLab  l’expérimentation d’un outil de gestion de communautés clients, TGVlab.com, dont l’objectif est de co-construire les offres du TGV de demain avec les clients.

Le fonctionnement de TGVlab.com est simple : d’un côté les clients peuvent soumettre, évaluer et débattre sur des idées d’amélioration du TGV, de l’autre, le marketing TGV peut répondre et animer les débats, mais surtout tester des idées en direct, sans attendre les longs délais (et les coûts) associés à une étude de marché.

Cela s’appelle co-innover avec ses clients, c’est un mouvement émergent, qui permet aux entreprises de s’appuyer sur l’expertise de leurs clients.Site-TGVlab

Mais cela ne s’arrête pas là : la solution déployée, Talkspirit, éditée par Blogspirit, a été configurée de manière à permettre d’ouvrir et de fermer des communautés à coût marginal, ce qui permet à la SNCF de monter et démonter rapidement, quasiment sans frais, des communautés de clients à l’état de l’art de la collaboration entre client de fournisseur.

Ainsi, les expériences de nouvelles offres ou services de la SNCF, testées localement, peuvent très simplement intéragir avec un panel de clients experts, de manière à “tuner” de manière très interactive et rapide une offre avant de la déployer. C’est une véritable rupture dans le process de conception et de validation d’une offre qui est ouverte au marketing.

Mesure du succès de cette intiative, moins de 3 semaines après son lancement, ce n’est pas moins de 4 communautés qui existent et sont animées par la SNCF :

 

 


TGVlab

TGVlab est la communauté des constructeurs des innovations TGV.

Participer

 

“Idées de voyage”

Soyez actifs, réactifs et proposez des idées en fonction de vos besoins pour faire évoluer le site voyages-sncf.com !

Participer

 

SNCFmobiLab

La communauté des testeurs de sncf.mobi, le portail mobile de la SNCF

Participer

 

Projets TGVlab

Projets TGVlab est la communauté des entrepreneurs et des PME co-constructeurs des innovations TGV

 

 

 

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Comment piloter l’innovation dans un environnement incertain ?

Posté par Jérôme SERRE le 21 octobre, 2008

Reproduction de l’article paru dans la Revue des Mines n°435, septembre-octobre 2008

Dossier Diriger en période troublée et trouver les conseils pertinents

Les processus de votre entreprise sont industrialisés, certifiés, sous contrôle. Tout devrait aller pour le mieux, non ? Malheureusement, les marchés changent, l’avenir est toujours plus incertain, et innover n’est pas une option mais une obligation.

Or l’innovation, avec le risque et l’incertitude qui y sont associés, rentre mal dans les grilles du contrôle de gestion, dans les indicateurs de succès des managers, dans les objectifs opérationnels et financiers à court terme. Et plus le contexte est tendu, concurrentiel, incertain, plus il est difficile à l’organisation d’accepter ces prises de risques… au risque de sortir du jeu faute d’avoir su s’adapter à temps.

Conséquence, les projets innovants, lorsqu’ils sont lancés, déclenchent souvent une approche peu rationnelle :

- D’un côté, comme les sujets innovants sont généralement considérés comme stratégiques et disposent d’une forte visibilité, ils attirent bien des convoitises, ce qui fait que tout le monde veut « en être », ce qui amène des erreurs de casting critiques ;

- D’un autre côté, comme le sujet ne fait pas partie des savoir-faire de l’entreprise, on voit souvent s’accumuler aux erreurs de casting des erreurs de moyens : on pense sécuriser en mettant des moyens importants sur la table et en faisant massivement recours à des consultants extérieurs.

Dans cette configuration, tous les ingrédients sont réunis pour que le projet soit lourd à piloter et difficile à reconfigurer ou à débrancher en cas d’échec. De plus, la vision initiale aura une tendance naturelle à se diluer et perdre son objet.

Et pourtant, intraprendre* une innovation devrait être source de plaisir comme tout acte de création, et apporter un espace de réalisation et de liberté aux managers et aux collaborateurs.

Aborder un usage inconnu ou un modèle économique incertain avec le même cadre et la même posture que lorsqu’on fait une évolution incrémentale n’est pas efficace. Plus un sujet est innovant (et donc risqué), plus il faut être agile et avare de moyens dans l’exécution, de manière à optimiser la courbe d’expérience, rendre l’échec acceptable et permettre une industrialisation rapide.

perimetre  

S’il n’existe pas de recette magique pour innover, il existe des bonnes pratiques avérées, qui sont autant de conditions nécessaires pour un pilotage efficace de l’innovation.

Ces pratiques relèvent de deux logiques complémentaires : d’une part donner un cadre à l’innovation et d’autre part mobiliser les bonnes ressources.

1- Donner un cadre à l’innovation

On oppose souvent deux approches : une approche organisationnelle, avec une Direction de l’innovation, et une approche « business » selon laquelle l’innovation ne peut être menée que par les lignes métiers. En fait, la vraie question n’est pas là, chacun de ses schémas ayant ses limites.

Le plus important est de s’assurer que les projets innovants sont identifiés et traités en tant que tels : pilotage par les coûts, approche expérimentale, droit à l’échec, droit à tous les raccourcis en dehors des normes de l’entreprise.

2- Mobiliser les bonnes ressources

L’équipe projet

L’équipe projet doit notamment être réduite au strict minimum (« no more than can be fed with two pizzas » selon Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon), être sous la responsabilité d’un intrapreneur*, pouvoir interagir avec le sponsor en moins de 24 heures et disposer d’un mandat large sur la réalisation.

Par ailleurs, l’entreprise doit pouvoir s’appuyer sur des expertises internes et externes, collectives et individuelles.

Intelligence collective

Un bonne pratique consiste à constituer et animer des communautés de collaborateurs et de clients autour de la génération et du challenge d’idées et de projets afin de préparer le terrain, de s’ouvrir à des opportunités et de faire émerger les acteurs du changement et leaders d’opinion.

Et les consultants ?

Le changement est plus rapide et pérenne s’il est porté par des ressources internes plutôt que par un bataillon de consultants. C’est pourquoi il est souvent plus efficace de faire appel à des consultants ayant un profil expert et/ou entrepreneur, de cabinets de taille petite à moyenne, pour qui la ressource rare est le temps, et qui n’auront donc de cesse de faire travailler efficacement vos équipes plutôt que de placer et former leurs juniors sur vos sujets innovants.

Quelques cas concrets

L’accélération des cycles de marchés et l’ouverture généralisée à la concurrence rend encore plus incertain l’avenir. Dans ces conditions, l’entreprise doit être non seulement innovante, mais aussi agile, réactive, audacieuse. Plus facile à écrire qu’à mettre en œuvre quand on est un groupe de plusieurs dizaines de milliers de personnes !

Nous donnerons 3 exemples d’intervention, dans les domaines des cosmétiques, de l’ingénierie et des services financiers.

1- Cosmétiques

En termes de résultats, des changements simples et de bon sens, comme par exemple de mesurer le Time to Market et de communiquer de manière transparente sur l’avancement des projets peuvent permettre d’atteindre des résultats spectaculaires.

Sur la base de ces actions, le délai de lancement des nouveaux produits a ainsi été diminué de 30% dans une division du n°1 des cosmétiques.

2- Ingénierie

Pour cette société cotée, l’enjeu était triple : apporter une approche et des solutions innovantes à ses clients, contribuer à la performance et créer un mythe à la Google Time de manière à motiver ses collaborateurs et à attirer les meilleurs profils.

Pour atteindre cet objectif, cette entreprise déploie actuellement une stratégie en 6 axes, dont nous citerons deux :

- un système original de recueil collaboratif d’idées (« crowdsourcing »), basé sur une boite à idées collaborative, où les collaborateurs peuvent publier une idée, la commenter et la noter, les meilleures idées étant ensuite développées et commercialisées ;

- un système de mise en réseau des experts de l’entreprise, qui sont des ressources rares à très forte valeur ajoutée, ouvert aux meilleurs clients. Ce système génère de nombreux contacts qualifiés, fidélise les clients et positionne l’entreprise en amont de la genèse des projets de ses clients.

3- Services financiers

En termes de stratégie d’innovation, nous finirons par les résultats du laboratoire d’expérimentation des nouveaux usages d’un des grands acteurs des services financiers en France : sur 30 projets lancés en 6 ans, 1/3 ont donné lieu à industrialisation, 1/3 ont été pérennisés et 1/3 ont été abandonnés. Le principal bénéfice pour l’entreprise ayant été de monter rapidement en expertise sur des domaines nouveaux tout en maitrisant totalement son exposition financière.

Il suffit de l’engagement de quelques personnes pour changer une entreprise. Plus le monde deviendra incertain, et plus les entreprises auront besoin d’identifier et de s’appuyer sur leurs intrapreneurs pour innover et changer.

Notes :

*Intraprendre (dér. Intrapreneur) : néologisme, entreprendre un projet, un changement à l’intérieur de l’entreprise (quasiment) comme on le ferait à l’extérieur en mode entrepreneur, c’est-à-dire en privilégiant la rapidité sur la perfection, en étant avare de ressources et en prenant des risques…

 

A propos de l’auteur :

ID-JS Jérôme Serre (Mines 1988) a été responsable de l’industrialisation des nouveaux produits chez L’Oréal. Il a ensuite rejoint CNP Assurances pour le lancement du CNP Lab, identifié par le cabinet Forrester Research comme un des dispositifs innovation les plus performants en France.

Jérôme est co-fondateur d’ExploLab, société de conseil constituée par des entrepreneurs seniors. ExploLab accompagne ses clients dans la définition et la mise en œuvre de leurs stratégies d’innovation et de réactivité.

Jérôme enseigne le pilotage de projet innovant et la création d’entreprise en Mastère à la Sorbonne.

http://www.linkedin.com/in/jeromeserre

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MGStream partenaire d’ExploLab

Posté par Jérôme SERRE le 1 avril, 2008

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MGStream, éditeur de solutions de mobilité et spécialiste de la solution Anoto, devient partenaire d’ExploLab

ExploLab va assurer le démarrage du busniess development de MGStream sur différentes cibles.

IntellilForm Expert MGStream

anoto_logo[1]La solution IntelliForm Experts développée par MGStream est déjà utilisée par le cabinet GAB Robins pour la saisie et la transmission en temps réel des rapports d’expertise. Cette solution, développée à 100% en technologie Flex et Java, permet des gains de productivité, qualité et délai important pour l=tous les professionnels devant remplir des rapports ou formulaires en situation de mobilité.

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