On ne présente plus le célèbre fonds d’investissement de capital risque Séquoia, fondé en 1978, et qui a financé quelques unes des plus belles histoires des dernières annés : Apple, Google, PayPal, LinkedIn, Yahoo!, YouTube…
Sequoia s’est plié sur son site au jeu classique des 10 règles pour réussir, que je ne résiste pas au plaisir de vous livrer dans la langue de Shakespeare, de peur d’amoindrir la portée d’une seule de ces bonnes paroles…
Elements of Sustainable Companies Start-ups with these characteristics often foretells the success of a business and the likelihood of it becoming a sustainable, enduring company. We like to partner with companies that have: Clarity of Purpose Summarize the company’s business on the back of a business card. Large Markets Address existing markets poised for rapid growth or change. A market on the path to a $1B potential allows for error and time for real margins to develop. Rich Customers Target customers who will move fast and pay a premium for a unique offering. Focus Customers will only buy a simple product with a singular value proposition. Pain Killers Pick the one thing that is of burning importance to the customer then delight them with a compelling solution.
Think Differently Constantly challenge conventional wisdom. Take the contrarian route. Create novel solutions. Outwit the competition.
Team DNA A company’s DNA is set in the first 90 days. All team members are the smartest or most clever in their domain. “A” level founders attract an “A” level team.
Agility Stealth and speed will usually help beat-out large companies.
Frugality Focus spending on what’s critical. Spend only on the priorities and maximize profitability.
Inferno Start with only a little money. It forces discipline and focus. A huge market with customers yearning for a product developed by great engineers requires very little firepower.
Largement critiqué pour son aspect “liste à la Prévert” de 314 mesures, dont on ne peut pas retirer une seule sans que l’édifice s’écroule, il n’en demeure pas moins que ce rapport est un hymne optimiste à l’action , qui nous change des postures d’analyses pessimistes… livrées a posteriori, biais Français traditionnel.
Beaucoup de libéralisme, donc (trop ?), mais aussi et surtout du bon sens.
Morceaux choisis :
“les Français ont les moyens de retrouver la voie d’une croissance forte, financièrement saine, socialement juste et écologiquement positive“
“Le monde est emporté par la plus forte vague de croissance économique de l’histoire, créatrice à la fois de richesses inconnues et d’inégalités extrêmes, de progrès et de gaspillages, à un rythme inédit.”
“La France dispose d’atouts exceptionnels pour attirer à elle les bénéfices de ce mouvement mondial et pour retrouver une croissance forte : la natalité la plus élevée d’Europe, un système d’éducation et de santé de haut niveau, des infrastructures modernes, des entreprises créatives, une vie intellectuelle et associative dynamique. Elle est la première destination touristique de la planète, le deuxième exportateur au monde de produits agricoles et agroalimentaires, le quatrième fournisseur de services. Ses équipements routiers, aéroportuaires, hospitaliers et de télécommunications comptent parmi les plus performants du monde. Certaines entreprises françaises sont
parmi les premières mondiales et plusieurs marques ont un rayonnement planétaire dans des secteurs clés pour l’avenir : aéronautique, nucléaire, pétrole, gaz, pharmacie, travaux publics, construction, banque, assurances, traitement de l’eau, téléphonie, services informatiques, agroalimentaire, esthétique, luxe, tourisme.
Enfin, le pays a la chance d’appartenir à un continent aux richesses immenses, dont la paix, l’harmonie et la stabilité sont garanties par l’Union européenne avec laquelle la France réalise 60 % de ses échanges commerciaux, et par l’euro, qui devient, grâce à sa stabilité une monnaie de réserve mondiale. Pourtant, la France prend du retard
Malgré ces atouts, la France n’a plus depuis 2000 qu’une croissance moyenne de 1,7 % par an. Parce que depuis 20 ans,
elle n’a pas su se réformer. N’ayant pas abandonné un modèle hérité de l’après-guerre, alors efficace mais devenu inadapté, la France reste très largement une société de connivence et de privilèges. L’État réglemente toujours dans les moindres détails l’ensemble des domaines de la société civile, vidant ainsi le dialogue social de son contenu, entravant la concurrence, favorisant le corporatisme et la défiance. Alors que notre époque requiert du travail en réseau, de l’initiative et de la confiance, tout se décide encore d’en haut, tout est contrôlé dans un climat de méfiance générale.
Les dépenses publiques françaises sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE et augmentent encore plus vite que la production. Bien que les impôts soient les plus forts d’Europe, le déficit budgétaire se maintient depuis plus de quinze ans audessus de 3 % du PIB, et les intérêts de la dette absorbent à eux seuls les deux tiers de l’impôt sur le revenu. Les conséquences de ce conservatisme général sont catastrophiques, en particulier pour les jeunes. Même si chaque Français produit encore 5 % de plus par heure travaillée qu’un Américain, il produit 35 % de moins que lui au long de sa vie active. La rente est triomphante : dans les fortunes foncières, dans la collusion des privilégiés, dans le recrutement des élites. Seules 5 000 entreprises ont plus de 250 salariés. Trop peu d’universités françaises sont prises au sérieux dans le monde. Trop peu de chercheurs travaillent sur les sujets d’avenir, et la compétitivité baisse : depuis 1994, la part des exportations françaises dans les exportations mondiales décroît régulièrement.
Les inégalités sont plus criantes que jamais : 50 000 jeunes par an, soit environ 6 % d’une génération, proportion considérable, sortent du système scolaire avant la terminale. Seuls 52 % des enfants d’ouvriers obtiennent leur baccalauréat, contre 85 % des enfants de cadres supérieurs. Moins de la moitié des enfants des classes populaires passent le bac général, alors que c’est le cas de 83 % des enfants des cadres supérieurs, qui occupent ensuite l’essentiel des places dans les grandes écoles. 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification. La France compte à la fois plus de 2,5 millions de chômeurs, et plus de 600 000 emplois non pourvus. Le chômage des jeunes, scandale absolu, constitue la preuve de la faillite d’un modèle social : il s’élève en moyenne à 22 % et grimpe jusqu’à 50 % dans
certains quartiers. Plus de un million de personnes doivent survivre avec le Revenu minimum d’insertion (RMI, soit 441 euros brut pour une personne seule sans enfant) et seuls 338 800 d’entre eux sont inscrits à l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), dont la prise en charge du chômage est de moins en moins efficace. Les jeunes, les femmes, les seniors trouvent particulièrement mal leur place dans l’économie. Le déclin relatif a commencé
Au total, en 40 ans, la croissance annuelle de l’économie française est passée de 5 % à 1,7 % l’an pendant que la croissance
mondiale suivait le chemin inverse. Alors qu’elle était encore en 1980 la quatrième puissance mondiale en PIB et la huitième en
PIB par habitant, la France n’est plus aujourd’hui que la sixième en PIB et la dix-neuvième en PIB par habitant. Le déclin relatif peut entraîner un déclin absolu : la prospérité de la France (donc des Français) n’est pas un acquis.
De plus, si rien n’est fait, la dette publique représentera 80 % du PIB en 2012 et 130 % en 2020. Et même s’il faut, pour la juger valablement, la comparer à la valeur des actifs, la charge du remboursement qui pèsera sur les contribuables de demain sera le triple de celle qu’ils assument aujourd’hui. De plus, compte tenu des évolutions démographiques, le maintien des taux actuels de remplacement des retraites est compromis : la part des dépenses de retraites dans le PIB devrait passer de 12,8 % aujourd’hui à 16 % en 2050.
Aussi, si le pays ne réagit pas fort et vite pour un retour à une croissance durable, les enfants d’aujourd’hui vivront beaucoup moins bien que leurs parents : le déclassement du pays et la prolétarisation des classes moyennes en seront les premières manifestations.
La croissance peut revenir pour tous Une croissance économique forte peut revenir pour tous en France.
Elle suppose la conjugaison de différents facteurs : une population active nombreuse et dynamique, un savoir et des innovations technologiques sans cesse actualisés, une concurrence efficace, un système financier capable d’attirer du capital, une ouverture à l’étranger. Elle passe aussi par une démocratie vivante, une stabilité des règles, une justice sociale. Elle exige la tolérance, le goût du risque, le succès, le respect pour l’échec, la loyauté à l’égard de la nation et des générations à venir, la confiance en soi et en les autres.
Plus de croissance économique entraînera des progrès concrets pour chacun des Français, qu’il appartiendra à chaque majorité politique de distribuer selon ses choix. Un point de croissance du PIB en plus pourrait signifier chaque année par exemple, tout à la fois, 500 euros de pouvoir d’achat en plus par ménage, 150 000 créations d’emplois supplémentaires, 90 000 logements sociaux de plus, 20 000 enfants handicapés scolarisés, 20 000 places d’hébergement d’urgence créées en plus pour les sans-abri, la généralisation du Revenu de solidarité active pour les allocataires du Revenu minimum d’insertion, une augmentation de moitié des moyens de la recherche sur la santé et les biotechnologies, le doublement de notre aide au développement, et 4 000 euros de dette publique en moins pour chaque citoyen, le tout sans alourdir les impôts ni aggraver le déficit. Cela exigera le courage de réformer vite et massivement
La France peut y parvenir. Dans un délai raisonnable. Elle en a les moyens. Pour cela, elle doit réapprendre à envisager son avenir avec confiance, sécuriser pour protéger, préférer le risque à la rente, libérer l’initiative, la concurrence et l’innovation. Elle doit changer de vitesse. Un pays trop lent se désintègre : il ne peut plus financer les solidarités nécessaires à toute société. Un pays trop lent s’appauvrit : ses concurrents lui ravissent l’une puis l’autre de ses parts de marchés, c’est-à-dire ses opportunités de richesse. Un pays trop lent perd confiance en l’avenir puisqu’il ne se donne plus les moyens de le préparer. Un pays trop lent se désole et recule : il vit sous l’emprise de la peur, il voit partout des menaces où les autres voient des chances. Le monde avance, la France doit croître.
Cette croissance exige l’engagement de tous, et pas seulement celui de l’État : il n’a presque plus les moyens d’agir sur la croissance, bien qu’il reste encore un grand rôle au Politique.
Les Français doivent en particulier savoir que l’avenir de l’emploi n’est plus dans la fonction publique, et que celui des entreprises
n’est plus dans les subventions : de très nombreux pouvoirs ont été transférés au marché, à l’Europe, aux collectivités territoriales, à des autorités indépendantes. De plus, le budget des collectivités publiques est contraint par ses faiblesses. L’essentiel de l’action est entre les mains des Français, qui devront vouloir le changement et partager une envie d’avenir, d’apprendre davantage, de s’adapter, de travailler
plus et mieux, de créer, de partager, d’oser. L’État garde cependant encore une certaine capacité à changer le pays, en commençant par se changer lui-même.
La réforme peut faire peur, notamment aux plus démunis : alors que ce sont eux qui ont le plus besoin de croissance, l’expérience leur a appris que les adaptations ne profitent en général qu’aux plus favorisés, aux gagnants de la mondialisation.”
A propos du plein emploi : “Entre 1936 et aujourd’hui, nous vivons vingt ans de plus et travaillons en moyenne quinze ans de moins. Ces trente-cinq années d’inactivité supplémentaires ont un lourd coût en termes de croissance et ne correspondent pas nécessairement aux aspirations de chacun.”
Le planning…
Par ailleurs, nous ne pouvions laisser passer la décision n°9 sans nous l’approprier (au moins en partie !) :
DÉCISION 9 – Lancer des concours d’innovation.
Les collèges et lycées qui le souhaitent doivent pouvoir entrer en relation avec des universités, des centres de recherche et des entreprises pour organiser des « concours d’innovation » à destination de leurs élèves, pour développer de nouveaux services, ou de nouveaux produits, ou des oeuvres d’art. Ces concours encouragent l’innovation en même temps qu’ils promeuvent le travail de groupe. Les meilleures idées se voient attribuer un financement par les partenaires,
pour réaliser un prototype ou un essai. Celles qui sont éventuellement commercialisées le sont ensuite au profit des élèves et des établissements scolaires.
SQLI vient de lancer un programme complet d’innovation, 6mmx.
ExploLab a accompagné SQLI dans la définition de sa stratégie d’innovation, au travers d’une série de séances rapprochées de brainstorms menés avec Yahya El Mir, PDG de SQLI, et l’équipe veille IT SQLI : Guillaume POUIN, Stéphane DONIC et François LARCHER.
Les questions à traiter par SQLI étaient les suivantes : quels objectifs, quel périmètre, quelle sens au mot “innovation” dans le contexte de SQLI, et surtout comment mobiliser les 2.000 collaborateurs du Groupe dans le monde ?
Au final, le dispositif repose sur 6 secteurs, qui couvrent l’ensemble des domaines d’innovation de SQLI, et qui seront progressivement déployés en 2008 :
SQLI Answers : système d’interaction entre les clients et les experts du Groupe SQLI
SQLI Ideas : système d’innovation participative
SQLI Labs : laboratoire des nouveaux usages, interne et externe
SQLI Trends : veille des nouveaux usages des technologies
SQLI Dreams : push pro-actif des nouvelles tendances et des nouveaux usages aux principaux clients
6mmx est le 4ème projet stratégique lancé par SQLI depuis 2001, après CMMi, People CMM et Business CMM.
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Cette conférence fut l’occasion de rappeler la problématique de l’innovation au sein des entreprises et des organisations en général, ainsi que les outils et méthodes permettant d’innover de manière efficace.
La conférence s’est déroulée en 3 parties :
1- problématique de l’innovation
2- les concepts fondamentaux de l’innovation
3- pratiques spécifiques de pilotage de projets innovants
1- problématique de l’innovation
Alors même que le besoin d’innover se fait plus pressant en raison notamment de la concurrence et de l’accéleration des cycles de vie produits, les organisations mettent en place, de manière consciente ou non des mécanismes qui bloquent la plupart des initiatives internes innovante, et cantonnent le lancement d’activités nouvelles à des évolutions à la marge de modèles existants.
2- les concepts fondamentaux de l’innovation
Dans cette partie, Jérôme SERRE rappelle les concepts fondamentaux de l’innovation :
- différence entre innovation et invention et entre innovation et développement (Donovan)
- innovation et cycle de vie produit : il est possible d’innover à toutes les étapes du cycle de vie (Moore)
- cycle d’adoption des innovations : courbe en cloche d’Everett et variante de Moore
- Hype curve (Gartner)
3- pratiques spécifiques de pilotage de projets innovants
Au travers de 10 pratiques éprouvées par plusieurs dizaines de projets, Jérôme SERRE donne dans un troisième temps des clés pour un processus d’innovation opérationnel efficace, c’est à dire rendant l’échec acceptable, et mettant l’entreprise en posture d’apprentissage et d’expérimentation continue.
Les vidéos d’un robot de portage quadrupède publiées par Boston Dynamics pour le compte de l’armée américaine sont étonnantes et se passent de commentaires.
Rétablissement d’équilibre (même sur de la glace), saut, fluidité des mouvements, ce n’est paut-être pas Terminator, mais on s’en approche…